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/Cette fois c'est Jacky contre Mourad !

Finale RC Toulon - Racing 92 : 29 ans après !!!

samedi 23 septembre 2017 - samedi 23 septembre 2017
Cette fois c'est Jacky contre Mourad !
RugbyClubs

La finale se jouait au Parc des Princes et le chemin pour y arriver n'était pas le même. Les règles non plus.

A cette époque on marquait des essais à 4 points et il fallait passer par des matchs couperets commençant aux 8èmes de finales.

Le parcours des toulonnais  : RC Hyères (1/8èmes), Béziers (1/4) et Agen (1/2).

Le parcours du Racing 92 : CSBJ (1/8èmes), Brive (1/4) et Toulouse (1/2)

Le 2 mai 1987, le président Mitterand serre les mains des joueurs, et la France découvre une équipe du Racing Club de France arborant des noeuds papillons roses. Et buvait du champagne à la mi temps. On imagine mal aujourd'hui Laurent Labit sabrer un Veuve Cliquot entre deux consignes.

L'équipe du RC Toulon :

Manu Diaz, Bernard Herrero, Yann Braendlin, Marc Pujolle, Jean-Charles Orso, Éric Champ, Thierry Louvet, Éric Melville, Jérôme Gallion, Christian Cauvy, Pascal Jehl, Pierre Trémouille, Alain Carbonel, Éric Fourniols, Jérôme Bianchi.

Remplaçants : David Jaubert, Yvan Roux, Henri Chapus, Fabrice Fargues.

L'ÉQUIPE DU RaCing club de france :

Eugenio Stefan, Jean-Pierre Genet, Murray Dawson, Michel Tachdjian, Patrick Serrière, Laurent Cabannes, Xavier Blond, Claude Atcher, Gérald Martinez, Franck Mesnel, Yvon Rousset, Éric Blanc, Renaud Authié, Jean-Baptiste Lafond, Didier Pouyau

Remplaçants : Philippe Guillard, Franck Hélière, Jean-François Impinna, Vincent Lelano, Laurent Rouyres, Herve Jegou

 

Le film de la rencontre :

Le groupe A avait été organisé en quatre poules. Les deux premières qualifiaient dix clubs et les suivantes six. L'initiative de constituer une élite ne dura que cette saison. Les demi-finales avaient été serrées : Toulon avait battu Agen de justesse, grâce à une pénalité jugée sévère par les Agenais (18-16) et le Racing avait créé la surprise en écartant le Stade Toulousain (10-9). 

Les franciliens alignaient deux piliers étrangers, le Sud-Africain Dawson et le Roumain Stefan. Brett Gosper, le centre australien qui avait disputé presque toutes les rencontres, fut victime du règlement qui interdisait moins de treize Français. Il se retira dans la tristesse et la dignité et beaucoup pestèrent contre les statuts fédéraux et leur application intransigeante. Les lignes arrières du R.C.F. s'étaient organisées dans le « Show-Bizz » et se distinguaient par leur talent et des facéties de tenue qui ne manquaient pas d'humour. Pour la grande fête, elles se présentŠrent avec un noeud papillon rose. 

On attendait la supériorité toulonnaise. Les avants étaient plus athlétiques et techniques que leurs adversaires. Ils durent pourtant livrer une bataille difficile, âpre, mais toujours correcte pour s'imposer à des homologues qui réussirent une superbe résistance. 

Pouyau, juste avant le quart d'heure de jeu, sanctionna en hors-jeu toulonnais d'une pénalité et Bianchi, pour la même raison lui rendit la pareille à la seizième mmute (3-3). Cinq minutes plus tard, MelvIlle récupéra une balle après une touche et Trémouille passa un joli drop de 40 mètres (6-3) ; puis Bianchi réussit un but pour hors-jeu de Stefan : 9-3, trentième. Cinq minutes plus tard, Franck Mesnel, qui, par son allure, évoquait Yves du Manoir, provoqua une large brèche difficilement comblée par les Toulonnais bientôt sanctionnés pour obstruction : but de Pouyau et 9-6 à la mi-temps. 

A la reprise, Guillard remplaça Lafond diminué et les Méditerranéens continuèrent à dominer légèrement. A la cinquante deuxième minute, après mêlée aux vingt-deux mètres du Racing, un regroupement provoqué par Trémouille permettait à Gallion de lancer Carbonel sur le côté fermé et Jaubert - dix-huit ans et demi - plongeait près du drapeau de coin. Bianchi réussissait une splendide transformation (15-9). 

Les franciliens ne courbaient pourtant pas la tête. Tachjian devait toutefois sortir en raison d'un poignet fracturé. Hélière rentrait en numéro 8 et Atcher devenait seconde ligne. Le nouveau troisième ligne centre ne pouvait s'assurer du ballon, récupéré par Champ, puis par Melville et enfin Louvet. Ce dernier voyait sa passe interceptée par Genet qui marquait un essai volontaire transformé par Pouyau. 15-12 et il restait douze minutes à jouer. 

Les franciliens jouèrent leur va-tout : Guillard était repris aux quarante mètres varois (74e minute), Pouyau ratait l'égalisation sur pénalité (75e minute), le pack bleu et blanc perdait une balle sur son introduction dans les vingt-deux mètres toulonnais… Jean-Claude Doulcet libéra les Varois de leur angoisse : ils attendaient le titre depuis cinquante six ans ! 

Et, comme en convint Gérald Martinez au terme des débats, ils ne l'avaient pas volé ! Malgr‚ la fraîcheur, la spontanéité et le talent des Racingmen ! 

LNR

La revanche c'est vendredi soir à barcelone !!!

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